Archive pour avril 2008

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Une journée de ski à Taos ski Valley…. Le 1er avril

avril 28, 2008
Le remonte-pente était plus à la verticale que ne le laisse suggérer la photo….
Un homme heureux…


Une petite idée des inclinaisons…

Un plan était nécessaire pour se promener dans l’immense domaine de ski


Pat, l’homme qui a vaincu la montagne!
Faire du ski dans les rocheuses, sur une montagne de plus de 12 481 pieds (3 062 mètres), descendre des kilomètres et des kilomètres, dans un état où le soleil brille plus de 300 jours par année… Un rêve! Surtout pour Pat, un excellent skieur, un peu blasé des petits monts des Laurentides, qui rêve de hauteurs et de défis depuis son adolescence.
Nous sommes donc partis tôt le matin, avec l’idée de prendre une navette à Arroyo Seco, un minuscule village d’adobe situé juste avant d’entrer dans le canyon, menant à Taos ski Valley. Cependant, une fois là-bas, nous avons décidé de continuer avec notre motorisé, des gens nous ayant dit que c’était tout à fait possible…
Pour vous donnez une idée, Taos est une ville située sur un plateau à 6 967 pieds d’altitude (un peu plus de 2 000 mètres) et la base de Taos ski Valley est à 9 207 pieds (2 805 mètres)… Nous étions un peu nerveux de nous rendre si haut avec Winnie, même si nous avions eu jusqu’à maintenant, une bonne expérience des montées dans les canyons. Selon nos attentes, la pente était constante et douce, sans trop d’inclinaison. Un joli ruisseau coulait en cascade sur le bord de la route et la magnifique forêt de Carson nous entourait avec ses immenses pins majestueux. Mais juste à la fin du parcours, une pente raide aux courbes prononcées, surgie devant nous. Winnie, au moment d’atteindre le sommet, ne roulait plus qu’à 30 kilomètres heures, quoique le moteur soit régulier (en première vitesse) et la poussée encore assez puissante…
Lorsque j’ai vu le remonte-pente qui était, je vous le jure, presque à la verticale, je me suis mise à ressentir énormément d’hésitation devant mes aptitudes à skier sur les pentes d’une montagne aussi imposante. J’allai avec Pat au guichet, avec la presque ferme intention de prendre mon ordi et d’aller me connecter dans un petit bistro, pendant qu’il skierait à son goût… Ayant peur de passer à côté d’un moment unique, de regretter par la suite de ne pas avoir eu assez de courage et aussi en grande partie, grâce aux encouragements de Pat, j’ai décidé de foncer et de vaincre ma peur.
Pour nous rendre au sommet et descendre la longue pente de 12 kilomètres (niveau facile), nous devions prendre deux remonte-pentes différents. Assise dans le premier, je n’étais même pas capable de me retourner pour photographier Winnie déjà tout petit en bas dans le stationnement. Je rendais Pat nerveux par mon attitude, encore une fois. Ce que je devais être maladroite et hésitante pour qu’il réagisse ainsi!
Nous nous sommes rendu jusqu’au plus haut sommet atteignable par remonte-pente soit : 11 819 pieds (3 062 mètres). Il suffit que je descende de la chaise et me retourne vers les pistes pour que le vertige me gagne à nouveau. J’étais complètement paralysée, à tel point que je n’étais plus capable de skier. J’avançai très lentement en chasse-neige, de peur de perdre le contrôle de mes skis et de tomber en bas du mur qui longeait l’étroite piste supposément facile. Je m’excuse, mais pour skier au bord du gouffre, je trouve que ça prend des habiletés assez développées. Les arbres tout en bas, avaient l’air d’être des petites brindilles vertes.
Finalement, j’ai skié sans ressentir trop de vertiges. En fait, je crois m’être adaptée tranquillement à toutes ses hauteurs auxquelles je ne suis pas habituée ainsi qu’à la rareté de l’oxygène dans l’air… Descendre aussi longtemps fut un véritable plaisir, je n’ai jamais autant skié de ma vie. Les conditions au sommet étaient hivernales alors qu’elles étaient printanières à la station de base… Il faisait 16 degrés Celsius, le soleil brillait sans l’ombre d’un nuage, une journée splendide!
Puis Pat eut envie d’aller faire une piste extrême. Et, il n’en manque pas là-bas (25% faciles, 25 % intermédiaires, 50 % experts et extrême)… Il était recommandé de ne pas aller seul sur la piste qu’il avait choisie : une énorme cuve tellement abrupte qu’on avait l’impression de voir un mur plutôt qu’une pente. Il devait monter au plus haut sommet et marcher ensuite sur une arrête à flanc de montagne. Je décidai de rester en bas de cette pente pour le surveiller et … aussi… pour admirer ses prouesses!
Ce fut long avant de le voir enfin descendre la pente, car il dû marcher un bon 15 minutes avec ses skis sur les épaules, le peu d’oxygène disponible dans l’air rendant la marche plus difficile, avant d’atteindre le sommet de la piste. Mais il jure que c’est la plus belle descente de sa vie. Lorsqu’il descendait, ses épaules touchaient la pente derrière lui, tellement c’était abrupt. Le contrôle et l’expérience étaient nécessaires pour faire une telle descente extrême et il a réussi à merveille!! Ensuite, nous sommes redescendus. Épuisés tous les deux. Pour la première fois de ma carrière de skieuse, mes genoux demandaient grâce d’avoir skié aussi intensément durant des heures…
Je suis fière d’avoir vaincu ma peur (et surtout mon vertige) pour vivre une telle expérience.
Quelle belle journée!!!
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Taos, Rio Grande et vertigeeeeee….. Le 31 mars (2)

avril 25, 2008
Le pont suspendu au dessus du canyon du Rio Grande
Une prise de vue assez réussie, merci, de la halte où nous avons couché…

Pat, sur le pont…. Outchhhh!!


Quel beau camping, gratuit de surcroit!!!!

Coucher de soleil sur les Montagnes de Taos…

Finalement, c’est à Taos que nous nous sommes rendus aujourd’hui… Nous sommes présentement à la halte routière qui se trouve à côté du 2e plus haut pont suspendu des États-Unis. Nous avons décidé de dormir ici car c’est le site le plus spendide, du voyage.

Le pont traverse le canyon sur peu de distance, 5oo mètres au maximum. Le Rio Grande est minuscule au fond du canyon, la démesure des perceptions laissant croire qu’en bas, coule un tout petit ruisseau. Les pics enneigés au loin sont immenses, nous permettant de rêvasser sur la belle journée de ski que nous aurons demain.

En marchant sur le pont, l’équilibre a décidé de me faire défaut. Je n’avais jamais ressenti autant le mal des hauteurs de ma vie. J’étais chambranlante, hésitante, cafouillante et cela rendait Pat très nerveux. Il avait l’impression que j’allais tomber sous les roues d’un des véhicules qui passaient tout près. Je ne pouvais même pas regarder en bas sans me sentir mal. J’ai vite compris que j’étais mieux de retourner sur la terre ferme et d’admirer le tout d’un angle différent.
Les clichés qu’on a pris au coucher du soleil sont géniaux. Je veux toujours garder le souvenir, de ce doux rosé ensoleillé se reflétant sur les montagnes et les cimes enneigées. Une splendeur comparable au soleil couchant sur l’océan mais tout en formes et en relief….
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La route Turquoise, en route vers Taos… Le 31 mars (1)

avril 24, 2008

D’alburquerque, nous partons pour Santa Fe. Je veux aller voir les ruines d’un ancien village Pueblo et flâner autour de la plaza dans la partie historique de la ville. Notez bien que toutes les villes du Nouveau-Mexique ont leurs vieilles plaza! Nous avons été isolé longtemps et l’envie de manger au restaurant, de fouiner dans les rues, de faire (un peu) les boutiques me plait énormément.
Pour nous y rendre, nous n’emprûntons pas le chemin le plus court. Nous optons plutôt pour une route panoramique: La Turquoise trail. Une route pittoresque qui caresse les versants des Sandias montains et qui croise d’anciens villages miniers, ressuscités depuis quelques années grâce à des artistes et à des jeunes entrepreneurs. Ce sont les mines de turquoise de Cérillos, la dernière ville de cet itinéraire qui a donné son nom à ce tronçon de route. Au départ, nous traversons de jolis villages comme Cedar Crest, Sandia Park et San Antonio. Puis le petit village de Golden où l’on découvrit de l’or en 1825, qui ne compte plus qu’une quinzaine d’habitants et qui prend l’allure d’une ville fantôme avec certaines de ses maisons tombées en ruine. Mais, le plus beau petit village rencontré, sur cette route, est sans contredit celui de Madrid. Il connut la prospérité grâce à ses mines de charbons mais aujourd’hui, ce sont les artistes et les jeunes hippies qui y sont installés qui lui redonne son éclat. Les maisons en adobe, sont presque construites dans la rue, les artisans exposent leurs arts sur les galeries, ce qui donne des éclats de couleurs magnifiques. D’immenses montagnes aux pics enneigés surgissent devant nous, je ne cesse de les prendre en photos ayant l’impression, que chaque prise de vue sera meilleure que la précédent

Puis, nous arrivons à Santa Fe. Ouille… Il y a du traffic, les lumières sont mal synchronisées et nous cherchons un park de VR que nous ne trouvons pas. Pourtant, il était supposé être sur cette portion de route… Puis, nous nous sommes retrouvés en dehors de Santa Fe. Comme notre devise est de ne jamais revenir sur nos pas, nous continuons notre route dans le profond canyon creusé par le Rio Grande, pour nous rendre avec une journée d’avance à Taos… Le temps passe à une vitesse folle, tout occupés que nous sommes à admirer une fois de plus le paysage sublime qui se déroule majestueusement sous nos yeux….
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Route 66, Old Town d’Alburquerque et néons lumineux… le 30 mars (2)

avril 22, 2008
Paysages sublimes le long de l’I25, dans un canyon où coule le Rio Grande…


Voici nos indications pour entrer au bon endroit dans Albuquerque…

La route 66

La plaza, ville historique d’Albuquerque

Parc de VR… À l’enseigne lumineuse..

Route illuminée..

Bien après que le vent se soit levé, au moment où le soleil était à son plus haut point dans le ciel, nous sommes partis pour Albuquerque (prononcez Albiuqueurqui avec l’accent anglais) pour nous rendre, en roulant le long du Rio Grande sur l’ I25, dans la vieille ville historique et pour rouler un peu, sur la mythique route 66. Celle qu’on surnomme la Mother Road!
Officiellement baptisée à l’été de 1926, cette route devait relier Chicago à Los Angeles, en passant par des villes et villages éloignés des grands axes de communication. De 1933 à 1938 la construction de cette route a fourni de l’emploi à des milliers de jeunes hommes. Elle passait par des petites villes du Kansas, du Missouri, de l’Illinois et de l’Arizona ce qui redonna de la vigueur à l’industrie du camionnage menacé par le chemin de fer. Mais en 1956, on décida de remplacer la vieillissante route 66 par un axe routier moderne (I40). De nombreuses localités sur l’ancien tracé perdirent de nombreux visiteurs et finirent par s’éteindre tandis que d’autres parvinrent à survivre tant bien que mal à cette débâcle. C’est d’ailleurs dans ces villes et villages bien en vie que la route 66 suscite le plus de fierté… Albuquerque possède un tronçon où existent toujours des bâtiments de l’époque et de vieilles enseignes de néon aux multiples couleurs…
Nous étions mal préparé car Alburquerque, la capitale de l’état est une ville d’importance qui regroupe une population de 500 000 habitants. Mais pure chance, depuis l’interstate 25, nous avons suivi les enseignes de la route 66 et les panneaux nous dirigeants vers la vieille ville historique (old town), pour nous retrouver directement dessus avec notre presque antiquité roulante… Lentement, nous avons traversé la parcelle ou se trouvent les diners, les théatres, les bars, les vieilles enseignes de bois ou de néon pour ensuite, encore par pur hasard, nous retrouver devant un parc de RV à l’enseigne lumineuse, directement sur la route 66!
Le temps d’aller me brancher quelques minutes pour aller voir comment se porte la marmaille (la dernière fois étant à Carlsbad), de nous vêtir adéquatement, de descendre la moto de la remorque et nous voilà filant vers Old Town et sa plaza. Habité initialement par une petite communauté agricole, le vieil Alburquerque, troisième villa fondée par les Espagnols au Nouveau-Mexique après Santa Fe et Santa Cruz en 1706, s’impose rapidement comme un centre d’échanges le long du Camino Real. Les colons construisirent autour de la Plaza, maisons, magasins et bureaux gouvernementaux dans le style architectural hispano-américain, L’ADOBE.
La concentration de la vie autour de la plaza avait pour but de protéger les habitants contre les fréquents raids des Navajos et des Appaches. À l’approche d’une attaque, le bétail, les denrées étaient regroupés sur la plaza. Les femmes et les enfants se réfugiaient dans l’église. Et les hommes après avoir fermé les portes du village, montaient sur les toits, armes à la main, prêt à se défendre.
Nous nous y sommes promenés et nous avons mangé un excellent, abondant et très piquant repas dans un restaurant mexicain. Nous avons admiré ce magnifique endroit en déambulant lentement pour ne pas manquer le moindre détail…
Enfin, nous sommes retournés rouler sur la 66, question d’admirer les néons sous cette belle nuit étoilée..

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Route 66, Old Town d’Alburquerque et néons lumineux… le 30 mars (2)

avril 22, 2008
Paysages sublimes le long de l’I25, dans un canyon où coule le Rio Grande…


Voici nos indications pour entrer au bon endroit dans Albuquerque…

La route 66

La plaza, ville historique d’Albuquerque

Parc de VR… À l’enseigne lumineuse..

Route illuminée..

Bien après que le vent se soit levé, au moment où le soleil était à son plus haut point dans le ciel, nous sommes partis pour Albuquerque (prononcez Albiuqueurqui avec l’accent anglais) pour nous rendre, en roulant le long du Rio Grande sur l’ I25, dans la vieille ville historique et pour rouler un peu, sur la mythique route 66. Celle qu’on surnomme la Mother Road!
Officiellement baptisée à l’été de 1926, cette route devait relier Chicago à Los Angeles, en passant par des villes et villages éloignés des grands axes de communication. De 1933 à 1938 la construction de cette route a fourni de l’emploi à des milliers de jeunes hommes. Elle passait par des petites villes du Kansas, du Missouri, de l’Illinois et de l’Arizona ce qui redonna de la vigueur à l’industrie du camionnage menacé par le chemin de fer. Mais en 1956, on décida de remplacer la vieillissante route 66 par un axe routier moderne (I40). De nombreuses localités sur l’ancien tracé perdirent de nombreux visiteurs et finirent par s’éteindre tandis que d’autres parvinrent à survivre tant bien que mal à cette débâcle. C’est d’ailleurs dans ces villes et villages bien en vie que la route 66 suscite le plus de fierté… Albuquerque possède un tronçon où existent toujours des bâtiments de l’époque et de vieilles enseignes de néon aux multiples couleurs…
Nous étions mal préparé car Alburquerque, la capitale de l’état est une ville d’importance qui regroupe une population de 500 000 habitants. Mais pure chance, depuis l’interstate 25, nous avons suivi les enseignes de la route 66 et les panneaux nous dirigeants vers la vieille ville historique (old town), pour nous retrouver directement dessus avec notre presque antiquité roulante… Lentement, nous avons traversé la parcelle ou se trouvent les diners, les théatres, les bars, les vieilles enseignes de bois ou de néon pour ensuite, encore par pur hasard, nous retrouver devant un parc de RV à l’enseigne lumineuse, directement sur la route 66!
Le temps d’aller me brancher quelques minutes pour aller voir comment se porte la marmaille (la dernière fois étant à Carlsbad), de nous vêtir adéquatement, de descendre la moto de la remorque et nous voilà filant vers Old Town et sa plaza. Habité initialement par une petite communauté agricole, le vieil Alburquerque, troisième villa fondée par les Espagnols au Nouveau-Mexique après Santa Fe et Santa Cruz en 1706, s’impose rapidement comme un centre d’échanges le long du Camino Real. Les colons construisirent autour de la Plaza, maisons, magasins et bureaux gouvernementaux dans le style architectural hispano-américain, L’ADOBE.
La concentration de la vie autour de la plaza avait pour but de protéger les habitants contre les fréquents raids des Navajos et des Appaches. À l’approche d’une attaque, le bétail, les denrées étaient regroupés sur la plaza. Les femmes et les enfants se réfugiaient dans l’église. Et les hommes après avoir fermé les portes du village, montaient sur les toits, armes à la main, prêt à se défendre.
Nous nous y sommes promenés et nous avons mangé un excellent, abondant et très piquant repas dans un restaurant mexicain. Nous avons admiré ce magnifique endroit en déambulant lentement pour ne pas manquer le moindre détail…
Enfin, nous sommes retournés rouler sur la 66, question d’admirer les néons sous cette belle nuit étoilée..

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Route 66, Old Town d’Alburquerque et néons lumineux… le 30 mars (2)

avril 22, 2008
Paysages sublimes le long de l’I25, dans un canyon où coule le Rio Grande…


Voici nos indications pour entrer au bon endroit dans Albuquerque…

La route 66

La plaza, ville historique d’Albuquerque

Parc de VR… À l’enseigne lumineuse..

Route illuminée..

Bien après que le vent se soit levé, au moment où le soleil était à son plus haut point dans le ciel, nous sommes partis pour Albuquerque (prononcez Albiuqueurqui avec l’accent anglais) pour nous rendre, en roulant le long du Rio Grande sur l’ I25, dans la vieille ville historique et pour rouler un peu, sur la mythique route 66. Celle qu’on surnomme la Mother Road!

Officiellement baptisée à l’été de 1926, cette route devait relier Chicago à Los Angeles, en passant par des villes et villages éloignés des grands axes de communication. De 1933 à 1938, la construction de cette route a fourni de l’emploi à des milliers de jeunes hommes. Elle passait par des petites villes du Kansas, du Missouri, de l’Illinois et de l’Arizona ce qui redonna de la vigueur à l’industrie du camionnage menacé par le chemin de fer. Mais en 1956, on décida de remplacer la vieillissante route 66 par un axe routier moderne (I40). De nombreuses localités sur l’ancien tracé perdirent de nombreux visiteurs et finirent par s’éteindre tandis que d’autres parvinrent à survivre tant bien que mal à cette débâcle. C’est d’ailleurs dans ces villes et villages bien en vie que la route 66 suscite le plus de fierté… Albuquerque possède un tronçon où existent toujours des bâtiments de l’époque et de vieilles enseignes de néon aux multiples couleurs…

Nous étions mal préparé, car Albuquerque, la capitale de l’état est une ville d’importance qui regroupe une population de 500 000 habitants. Mais pure chance, depuis l’interstate 25, nous avons suivi les enseignes de la route 66 et les panneaux nous dirigeants vers la vieille ville historique (old town), pour nous retrouver directement dessus avec notre presque antiquité roulante… Lentement, nous avons traversé la parcelle ou se trouvent les diners, les théâtres, les bars, les vieilles enseignes de bois ou de néon pour ensuite, encore par pur hasard, nous retrouver devant un parc de RV à l’enseigne lumineuse, directement sur la route 66!

Le temps d’aller me brancher quelques minutes pour aller voir comment se porte la marmaille (la dernière fois étant à Carlsbad), de nous vêtir adéquatement, de descendre la moto de la remorque et nous voilà filants vers Old Town et sa plaza. Habité initialement par une petite communauté agricole, le vieil Albuquerque, troisième villa fondée par les Espagnols au Nouveau-Mexique après Santa Fe et Santa Cruz en 1706, s’impose rapidement comme un centre d’échanges le long du Camino Real. Les colons construisirent autour de la Plaza, maisons, magasins et bureaux gouvernementaux dans le style architectural hispano-américain, L’ADOBE.

La concentration de la vie autour de la plaza avait pour but de protéger les habitants contre les fréquents raids des Navajos et des Appaches. À l’approche d’une attaque, le bétail, les denrées étaient regroupés sur la plaza. Les femmes et les enfants se réfugiaient dans l’église. Et les hommes après avoir fermé les portes du village, montaient sur les toits, armes à la main, prêts à se défendre.

Nous nous y sommes promenés et nous avons mangé un excellent, abondant et très piquant repas dans un restaurant mexicain. Nous avons admiré ce magnifique endroit en déambulant lentement pour ne pas manquer le moindre détail…

Enfin, nous sommes retournés rouler sur la 66, question d’admirer les néons sous cette belle nuit étoilée..

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Cuisson des aliments, hurlements et un Pat fringuant… Le 30 mars (1)

avril 22, 2008
Regardez les motorisés sur le bord du lac…

Et Winnie, au loin derrière moi…
Dans le désert, il est très important de ne pas attendre pour manger son sandwich et de ne pas laisser le fromage trop longtemps hors de son emballage. Le vent est si sec, sans aucune trace d’humidité, que quelques minutes suffisent à sécher, que dis-je, à cuire un sandwich. Et cela, même avec du pain d’une fraicheur irréprochable et du jambon des plus juteux !

Petit réveil tranquille au Elephant Bute Lake. Ce matin, il n’y a pas un souffle de vent, mais le soleil n’en a que plus de vigueur. Cependant, on ne perd rien pour attendre, car les jours se suivent et se ressemblent, ce n’est qu’une question de temps pour que le vent se mette à nous décoiffer une fois de plus. Ainsi va le vent, il se calme complètement la nuit et le matin, pour ensuite se dévergonder toute la journée… Une jolie tourterelle roucoule en bas près du lac et cette nuit les coyotes nous ont encore charmés avec leurs chants nocturnes. Les sons, qu’ils produisent, ressemblent en fait à un croisement de hurlements de loups et d’aboiements de chiens. J’apprécie vraiment cette vie sauvage qui nous entoure. Nous sommes allés nous promener et quelques campeurs, sur le bord du lac, ont des airs, des allures de lendemain de veille. Une fille est assise, la tête dans les mains,  sur le bord de sa voiture à l’ombre, d’autres sont couchés sur des tentes que le vent d’hier a brisées ou détruites, certains s’en remettent en buvant une bonne bière pour se replacer les esprits… Mais bon, ils sont loin d’être majoritaires et nous n’avons entendu aucun bruit !

Pat est fringuant et il nettoie le motorisé qui a, tout comme nos narines, une bonne couche de poussière du désert sur sa peinture immaculée… En utilisant un minimum d’eau, évidemment ! Mais il a envie de bouger, de prendre soin de ses affaires. Un bon signe de sa guérison presque totale !

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Le Rio Grande.. Le 29 mars (3)

avril 21, 2008
Notre choix pour passer la nuit…


Vive les cellulaires…. Quoique, faut pas en abuser aux USA, les factures sont salées!!

Un, deux, trois, souriez…


Vive les tables pliantes… Toujours possible de s’installer où on veut!


coucher de soleil… Un de plus!! C’est que les montagnes sans arbres prennent de superbes teintes en soirée…

Quel bel endroit pour passer la soirée, n’est-ce pas?

Après avoir visité l’incroyable désert blanc, nous avons traversé les acérées et abruptes San Andres Mountains, pour nous retrouver sur un autre plateau désertique. Puis, nous avons traversé une autre chaine de montagnes et nous sommes arrivés.. Où pensez-vous?? Et oui, encore sur un plateau désertique. Mais pas n’importe lequel… Celui où coule, au fond d’un canyon, un cours d’importance au Nouveau-Mexique: Le Rio Grande…
Des mésas d’un tendre vert charment nos yeux. L’eau aussitôt qu’elle se trouve à un endroit change le paysage et ici, c’est plus que perceptible. Par pour rien que cette axe est la plus peuplée du Nouveau-Mexique et que les plus grandes villes s’y trouvent. De El Paso au Texas, à Alburquerque, Santa Fe et Taos au Nouveau-Mexique.
Notre but: aller dormir à Elephant Bute State Park. À cet endroit, un barrage entrave l’écoulement naturel du Rio Grande et forme un immense réservoir qui fait la joie des amateurs de sports nautiques. La Québecoise en moi, pour qui l’eau fait partie du quotidien, habitant même les rives d’un lac, s’excite… L’eau fait partie de ma vie et pour la première fois, je m’en rend compte.
L’acceuil est fermé mais la barrière est ouverte. Nous pouvons donc aller nous installer. Ici, tous les parcs et tous les campings fonctionnent ainsi, il y a beaucoup moins de contrôle qu’au Québec…. Nous choisissons un endroit qui surplombe le réservoir plutôt que de s’aventurer directement sur le sable, nous marchons et passons une magnifique soirée d’été, bien installés à l’extérieur…

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White Sands, merveille géologique unique… Le 29 mars (2)

avril 21, 2008
La route de 12 kilomètres, amenant au centre des dunes immaculées…

Lieu de villégiature, à défaut de neige, le sable permet des heures et des heures de plaisir!!!

N’est-ce pas plus blanc que blanc, plus bleu que bleu?

Blanc sur blanc!!!


Yuccas


Pat, avec les San Andres Mountains derrière lui… Plus escarpée que les Sacramento leurs faisant face…

De haut, de loin, j’ai vu White Sands… Le temps est maintenant venu d’entrer dans ce désert blanc, de le voir autrement! Situé au centre du bassin de Tularosa, entre deux chaines de montagnes (les San Andres et les Sacramento), White Sands compte 440 km carré de dunes de gypse blanc, certaines atteignant plus de 20 mètres. Ce sable immaculé provient de l’érosion des San Andres Mountains et croit à raison de 40 cm par année. Une mer blanche où la faune et la flore se sont adaptées pour survivre. Un contraste frappant avec les dunes noires de lave solidifiée pour l’éternité de Valley of fire, pourtant si près…
Une route nous permet d’entrer au centre des dunes. Les gens viennent y pique-niquer, marcher et glisser. Même si l’eau manque, les endroits pour passer une belle journée ensoleillée ne manquent pas. Voilà un bel exemple d’adaptation au climat…
Vivant depuis plusieurs jours dans le désert, dans une immensité d’une jaunitude presque totale, tout ce blanc semble plus que blanc, le ciel d’un bleu irréel et les couleurs, frappantes et éclatantes. Comme ce feu aperçu au loin, aux orangés si prononcés, qu’il faisait penser à un oréole de Baltimore. Lorsqu’elles se présentent devant nous, on ne voit qu’elles.. Comme si le reste autour, derrière, se brouillait, se fondait…
S’il est une chose que ce voyage m’apporte, c’est bien l’exacerbation de mes perceptions sur ce qui m’entoure…

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Étonnement, 4e dimension et visite à l’hôpital… Le 29 mars (1)

avril 18, 2008

Ce matin, nous quittons les pieds de la magnifique Sierra Blanca. Là où un peuple préhistorique, gravant la pierre, vivait il y a plus de 1000 ans, sur les rives d’un minuscule cours d’eau dévalant la montagne et où les coyottes hurlent longuement la nuit… En direction de l’hôpital…

Pat est revenu, épuisé et fiévreux de sa balade en moto hier. Selon lui, je suis partie plus de deux heures hier lors de ma promenade dans les pétroglyphes. Car lorsqu’ il est parti en moto, il était seul depuis presque deux heures. J’ai apparemment perdu la notion du temps. Je pensais être partie une heure mais en réalité ce fut plus de deux… Je me demande si je me suis fait enlevée par des extra-terrestres ou si j’ai erré dans la 4e dimension? Mystères et boule de gomme. Les paris sont jetés…

Cette nuit, il a tellement dégagé de chaleur que je dois être cuite à point… Il est vraiment malade! Pour qu’il décide de consulter, c’est du sérieux!

Les Résultats? Streptocoque à la gorge..

Les Traitements? Des antibiotiques et un stimulant pour le système immunitaire. Dont la 1ère dose et le stimulant, donnés directement là-bas..

Combien? On en sait rien pour le moment. On recevra la facture par la poste. Pas d’inquiétudes, nous sommes assurés… Nous avons trouvé bizarre cependant, qu’ils nous laissent partir comme ça!

Temps d’attente? Et bien, un gros 5 minutes pour voir l’infirmière qui a pris immédiatement le prélèvement. Un autre 15 minutes pour voir le médecin qui a fait un examen. Un autre 15 minutes pour avoir le résultat du laboratoire. Et un autre petit 2 minutes pour les médicaments… En tout et pour tout, avec le passage à la pharmacie pour acheter les antibios, ça nous a pris une heure…

La température de Pat a baissé… Nous partons pour White Sands…

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