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Une sortie difficile…

mai 7, 2011

C’est le dernier réveil matinal du trek de Lares.  Dernier thé de coca offert par une petite ouverture du moustiquaire de la tente…  Aujourd’hui, nous descendrons en vélo de montagne vers Ollantaytambo en suivant la rivière Urubamba au creux d’un magnifique Canyon cerné de montagnes abruptes.  C’est magnifique. Grandiose.

Nous sommes calmes, sales, éreintés, pleins de ce que nous venons de vivre dans les Andes.  D’ailleurs, nous en émergeons après plusieurs jours d’isolement, de recueillement, alors que nous vivions axés sur nous-mêmes et notre minuscule groupe. En arrivant à Ollantaytambo, je suis dérangée, comme tous mes compagnons,  par la horde touristique qui a pris d’assaut les importantes ruines incas qui entourent le village. Ils sont pressés, impolis, parfumés, agressants… Bien que ces ruines, situées au pied de Machu Picchu, soient impressionnantes, le choc ressenti rend la visite difficile.  L’espace d’un instant, je m’inquiète même  pour la visite du Machu Picchu qui aura lieu le lendemain. Surtout que je sais que ce dernier est le site principal du Pérou, sa plus grande richesse économique…

Nous faisons nos adieux à notre guide Samaon et nos cuisiniers nous préparent un dernier repas que nous dégustons au-dessus d’un magasin général dont je brise la chasse d’eau qui est, croyez-le ou non, suspendue très haute sur le mur.

Nous partons ensuite pour Agua Calientes en train.  Nous voyons bien que le dénivelé des montagnes est abrupt puisque le chemin de fer suit la rivière, qui entoure les sites incas,  au creux d’une vallée profonde.  Rebelles, nous buvons, en cachette,  un peu de vin dans le train. Petite récompense bien méritée…

À notre arrivée, nous nous hâtons tous vers une douche bienfaisante  pour nous décrotter de la tête aux pieds.  Pas d’eau chaude, pas de pression, voilà les aléas qui nous attendent… D’ailleurs, mes préoccupations péruviennes sont si simples : avoir à manger, de l’eau chaude et de la pression pour me laver, un lit sans poils inconnus et, il faut que je l’avoue, des advils pour calmer le mal de cou qui ne me laisse aucun répit depuis le début du trek…

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