Archive pour le 31 mai 2011

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Le trek de Llanganucco dans le parc National de Huascaran…

mai 31, 2011

C’est vers le parc National de Huascaran que nous partons très tôt le matin, et ce, afin de faire un deuxième trek dans la cordillère blanche. La première journée, l’autobus nous dépose en altitude et nous marchons pendant plusieurs heures en face des impressionnants glaciers du parc dont le Huascaran, emblème de Paramount picture et donc familier à de nombreuses personnes dans le monde entier.  Nous dinons près d’un lac et des taureaux, non impressionnés par notre présence, nous intimident grandement en s’approchant insolemment de nous.  Ensuite, nous nous dirigeons jusqu’à Cebollampampa où nous passons la nuit sous la tente. Le lendemain, nous rechaussons nos bottes de marche et nous grimpons vers le lac 69 de Llanganucco… L’arrivée au lac, à 4700 mètres d’altitude, représente pour moi un moment euphorique, et ce, certainement à cause de la majestuosité de ce lieu unique, splendide et merveilleux et surtout, j’en suis persuadée, parce que je m’y suis rendue à pied, bravant courageusement les sentiers abrupts et les effets de l’altitude. Quelle fierté ! Pour couronner le spectacle grandiose de la nature, une avalanche se déclenche sous nos yeux…   Puis, nous redescendons vers les lacs Chinancocha et Orconcocha.

Savez-vous que le Huascaran (6 768 mètres) est la plus haute montagne tropicale du monde ?

Savez-vous qu’une cinquantaine d’autres sommets du Parque National Huascaran dépassent les 5 700 mètres d’altitude, et bien d’autres encore aux limites du parc,  faisant de cette région le deuxième toit du monde après l’Himalaya ?

Entourée d'immensité

Les lacs Chinancocha et Orconcocha

Les trekkeurs

Portion d'immensité... Quand un lac de tête a l'air d'une flaque d'eau, force est d'admettre que la démesure est de ce monde...

Le mont Huascaran

Se recueillir devant tant de beauté...

J'ai trouvé l'arbre de Tim Burton dans la cordillère blanche

Les glaciers fondent à une vitesse folle...

Le campement pour la nuit

Approche du lac 69 au pied du Chacraraju

Un joyau apparait sous mes yeux...

Ton de blanc, de gris et de bleu... Splendide!

La fierté du dépassement de soi...

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Huaraz et la cordillère blanche

mai 31, 2011

Pour venir à Huaraz, l’itinéraire était des plus compliqué: train d’Aqua Calientes à Ollantaytambo; minibus d’Ollantaytambo à Cusco; avion de Cusco à Lima et enfin mégabus de nuit de Lima à Huaraz… Ce grand déplacement a duré environ trois jours en tout et pour tout, agrémenté de temps libre pour déambuler à Cusco, déguster de délicieux repas péruviens et jouer au « trou de cul » avec des cartes érotiques représentant des statuettes précolombiennes.

Huaraz, nichée au creux de la cordillère blanche à 3 900 mètres d’altitude, dominée par d’immenses sommets enneigés dont le Huascaran (que vous voyez au début des films de Paramount picture), n’est pas une ville à l’architecture inca ou coloniale comme Cusco, car des séismes l’ont détruit à plusieurs reprises tuant des milliers d’habitants et détruisant la plupart des bâtiments. Alors bien que les habitants soient vêtus de manière très traditionnelle, les édifices ont des allures beaucoup plus modernes. On dit que les touristes ne viennent à Huaraz que pour se rendre ensuite dans la cordillère, la ville ne présentant aucun attrait particulier.

Nous n’entreprenons le trek llanganuco que le lendemain de notre arrivée ce qui nous donne l’occasion de profiter d’une matinée libre accueillie avec bonheur, car c’est ce qui manque pendant ce voyage… Certains en profitent pour dormir, mais Ginette et moi, nous installons à l’extérieur, sur le toit de l’hôtel,  pour lire et écrire, entourées des immenses sommets blancs qui dominent le paysage.

En après-midi, nous allons au musée, déambulons dans les rues, versons des larmes en regardant passer le cortège funéraire d’un enfant, ce qui nous cause un choc culturel immense, et nous rendons aux sources chaudes de Monterrey qui sont bien différentes de celles de Lares… En effet, je doute des motivations des certaines personnes s’y trouvant, car je les soupçonne d’activités illicites, bien que ce soit formellement interdit. D’ailleurs, je trouve très louche l’attitude d’un baigneur qui, assis à l’autre extrémité du bassin semble vivre un évènement d’une langueur incroyable. Pendant ce temps, de l’autre côté, une Péruvienne épouille son mari…

J’adore cette ville… Je ne dois pas être une touriste ordinaire. J’ai l’impression que tout est vrai ici, contrairement à Cusco. Tout ce que je vois, tout ce que je sens, tout ce qui arrive représente la vraie vie. Ce n’est pas un portrait créé pour plaire aux touristiques, leur procurer un sentiment de réalité faussé, d’avoir l’impression d’assister à la vie paysanne des Quéchuas. Quelle frime!

À Huaraz, ils vaquent à leurs occupations, ils mènent leur mort vers le repos éternel en chantant, avec tambours et trompettes, en pleurant et en déambulant dans la rue avec le cercueil, ils ne cherchent pas le contact avec les touristes pour se faire photographier en échange d’un peu d’argent, ils existent dans leur réalité, tout simplement. J’ai eu la chance de vivre en parallèle avec les habitants de cette ville (des Quéchuas), d’entrer dans l’intimité de leur réalité quotidienne, une dimension tout autre qui allume une étincelle en moi.  Les seuls touristes rencontrés sont des alpinistes et des randonneurs, Huaraz est une ville de passage vers la cordillère blanche, mais pour moi, elle représente beaucoup plus.

Vue du toit...

Vue du toit...

Une ville aux allures plus moderne

La Plaza de Armas

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