Archive pour la catégorie ‘Assateague Island (octobre 2007)’

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Enfin…

novembre 5, 2007

Pour terminer, je vous laisse quelques clichés coup de coeur….

Pat au matin du départ…
Les sentinelles de l’air…

Assateague est sur l’itinéraire des monarques vers le Mexique…

Percée de soleil…

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À moto…

novembre 1, 2007
maison abandonnée

Berlin
down town
Berlin


Snow Hill

Snow Hill

Chaque jour, nous enfourchions avec joie la moto pour explorer les environs: Océan city, Berlin, Snow Hill et plusieurs jolies routes agricoles. De merveilleux moments de liberté, à filer dans le vent et à découvrir de véritables trésors…

Berlin fut un endroit d’abord visité par les indiens Assateague et Pocomoke puis, une immense plantation au début de la colonisation. La ville fut fondée vers les années 1790. L’architecture victorienne des maisons lui confèrent un charme indéniable. Leurs restaurations en font un endroit touristique très apprécié. Nous avons garé la moto et flâné dans la partie historique. Pour les amateurs d’antiquités, sachez qu’il y a de nombreuses boutiques. La ville est si pittoresque que des films y ont été tourné: Runaway bridge avec Richard Gere et Julia Robert ainsi que Tuck Everlasting avec Sissy Spacek et ben Kingsley.

Snow Hill est tout aussi charmante quoique moins commerciale. Là-bas aussi les maisons rivalisent de beauté et font le bonheur des amoureux d’architecture…

Océan City est tout ce qu’il y a de plus touristique comme ville; Grands Hotels directement sur la plage, restaurants, boutiques, manèges, mini-golfs… Pas tout à fait notre genre car en été, il doit être très difficile de s’y aventurer. J’avoue qu’à ce temps de l’année, nous avons pu le faire sans problèmes…

Enfin, je ne pourrais passer sous silence la beauté des routes environnantes. Elles serpentent à travers les champs cultivés où se succèdent quelques forêts de pins. Les maisons victoriennes apparaissent au bout des chemins de terre, entourées d’immenses arbres leur offrant l’ombre qui doit être si recherchée durant la saison estivale. Certaines sont abandonnées, les vignes sortent pas les fenêtres, leurs carreaux sont cassés et les champs en friches. Cependant, leurs dignités ne s’en trouvent que rehaussées!
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Vive le gulf stream…

octobre 30, 2007

Nous voulions assez de chaleur pour passer nos journées dehors et profiter d’un peu de soleil avant les trop courtes journées du mois de novembre. Ils firent si bien leurs jobs, qu’une saucette dans la mer devint tentante. L’envie de s’y tremper les orteils et de s’y laisser bercer par les vagues (qui étaient redevenues à des dimensions raisonnables) nous envahit.

Quel ne fut notre surprise (une autre…) de voir à quel point elle était chaude. Eurêka.. le gulf stream* se rend jusqu’ici!! Rien à voir avec le Massachusset, le Maine, la Nouvelle-Écosse, le fleuve ou le golf du Saint-Laurent au Québec.. Pas de douleur aigüe irradiant des membres engloutis dans l’eau et remontant jusqu’au cerveau…

Pour ma part, je ne me suis pas baignée, j’ai marché les pieds dans l’eau et me suis faite arroser par plusieurs vagues… Depuis ma rencontre avec un poisson apeurant (au moins gros comme moi et possédant une face de bouledog et des dents pointues) en faisant du snorkeling au large des keys en Floride, je souffre de squalophopie. Je me suis donc renseignée un peu (à peine, je vous le jure) sur le sujet et j’ai entre autre appris que les requins pouvaient sentir une goutte de sang à des milles à la ronde. Comme j’étais menstruée, je me suis abstenue de baignade… Je jouerai dans les vagues à Noël, en Floride!

gulf stream: C’est un courant océanique (chaud) qui prend sa source entre la Floride et les bahamas et se dilue dans l’océan atlantique vers la longitude du Groënland. Il commence à s’éloigner de la côte vers Cape Hatteras laissant s’approcher le courant du labrador qui lui est glacial.

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What a beautiful morning….

octobre 29, 2007

De la plénitude de mon sommeil matinal, où les rêves semblent presque réels, j’entendis au loin la voix de Pat, qui m’interpellait..

-Chérie… (?)

J’émergai à peine des brumes de la nuit et je peinai à réagir… Cette voix faisait peut-être partie de mes songes?? J’entrouvis les yeux et m’aperçus que tout était noir… Oui, ce devait être un rêve…

- Chérie, viens-tu voir le soleil se lever?

Non, ce n’était pas un rêve… Je m’étirai, baillai, ouvrai les yeux, levai un peu les stores pour voir ce qui en était.. Et la lueur, à peine visible du soleil, au loin, commençant à éclairer l’océan me charma illico..

- Oui, mais à une condition… dis-je en continuant à m’étirer, malgré que je ne sois plus du tout fatiguée..

- Laquelle?

- c’est toi qui fais le café…..

Emmaillotée, fouettée par les arômes et le goût de mon café, j’ai attendu pendant près d’une heure avec Pat, sur la dune, que le soleil soit levé..

Quel magnifique Matin…

À la sortie du Winnie…
Une faible lueur de soleil à l’horizon

Tiens, tiens… il s’en vient

Et voilà…

Zoom….

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Les surfeurs….

octobre 27, 2007

Toute la nuit, le vent avait soufflé avec intensité. Tellement, que notre motorisé, pesant 10 500 livres, tremblait sous les bourrasques répétées de ce dieu en colère. Je plaignais ceux qui était dans leurs tentes car avec un vent pareil, j’aurais gagné la quiétude de ma voiture, c’est certain. Il y plusieurs années, alors que les enfants étaient petits, j’avais réveillé tout le monde en pleine nuit pour dormir en sécurité dans notre Safari. Pat pourtant moins nerveux que moi, ne s’était pas obstiné… Le vent m’insécurise lorsqu’il souffle trop fort!!

Attablés, devant nos premiers et indispensables cafés du matin, nous vîmes passer un surfeur sur la passerelle de bois, située tout juste à côté de notre emplacement. Ce n’était que le premier…. En effet, ils étaient des dizaines à s’amener, leurs planches sous le bras. Le vent était tombé mais les éléments devaient être assemblés pour leur fournir de belles vagues pour s’amuser.

En pyjama, un 2e café à la main, une doudou sur l’épaule, je me suis rendue sur la plage. Ils étaient nombreux à surfer sur les longues vagues, presque dignes d’Hawai… À perte de vue, je pouvais voir de petits points noirs dans l’océan.. Tous autant de passionnés, s’étant levés aux premières lueurs de l’aube pour venir profiter de ce cadeau….

Les enfants auraient trippé de les voir.. Surtout Sara qui rêve plus tard de surfer à Hawai!!!!!
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La sorcière et le pêcheur…

octobre 26, 2007

Il avance tranquillement et laborieusement, sa canne et son coffre à pêche dans une main, son seau et son petit banc dans l’autre. Il arrête, regarde droit devant, cherche un souffle qui semble difficile à trouver. Il fixe son but, le haut de la dune, et fièrement, recommence son ascension. Il s’arrête de nouveau, bien droit, se concentrant pour laisser passer l’air puis, l’homme au motorisé jaune serin arrive pour lui offrir son aide:

- Hi, young man… Libérez-vous les mains, je vais porter vos bagages…
- Non merci.. ça va..
- Mais voyons, ça me fait plaisir..

Et gentiment, il insiste pour prendre sa charge. Reconnaissant, le pêcheur accepte mais il tient, à porter lui même, sa canne à pêche.. Probablement pour sauvegarder sa dignité, c’est un pêcheur, il ne faut pas l’oublier! Puis tranquillement, les deux hommes avancent sur la passerelle de bois menant à la plage.Le pêcheur veut pêcher. Même si la vieillesse et les problèmes respiratoires le ralentissent. Même si ça doit lui prendre dix fois plus du temps que dans sa jeunesse pour s’y rendre et même, s’il doit accepter qu’on porte son chargement…

Il reste debout sur le bord de l’océan des heures et des heures, remplissant sa chaudière de petits poissons luisants. Parfois, il va s’asseoir à côté de sa gentille sorcière (Elle a placé sur le tableau de bord de leur immense motorisé, des dizaines de citrouilles illuminées qui éclairent les nuits grâce au ronronnement de la génératrice), qui est venue le rejoindre et ensemble, ils regardent l’horizon…
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Les chevaux sauvages

octobre 26, 2007

Lorsque l’on entend parler d’Assateague Island et de ses chevaux sauvages, on se croise les doigts très fort, en espérant que nous aurons la chance d’en admirer au moins un… On est bien décidé à partir à l’aventure, si nécessaire, afin de ramener un cliché d’une superbe bête!

Mais tel n’est pas le cas.. Des chevaux, il y en a beaucoup et on en voit régulièrement: Dès notre arrivée sur l’île, dans le marais sur le bord de la route, lors de promenades à pied, lors de déplacement en véhicules, près du camping, dans le camping… Des bruns, des blancs, des tachetés…

Il y a deux hardes sur l’île d’Assateague, une au Maryland et une autre en Virginie (l’île étant séparée entre les deux états). Au Maryland, on peut les voir aux abords de la route, dans les marais, sur la plage et enfin aux alentours des campings. Les ancêtres des chevaux sauvages d’Assateague étaient domestiqués et ils appartenaient à des propriétaires de plantations de la côte est vers les années 1700. Ils les laissèrent là, quand ils durent quitté. Ils sont un peu plus petits que les autres chevaux et ils se sont adaptés à leur environnement. Ils s’alimentent en broutant les herbes des marais et des dunes et ils s’abreuvent dans des étangs d’eau douce.

C’est le National park service qui s’occupe de la harde et qui veille à ce que personne ne les nourrisse ou ne les approche de trop près (Seuls les chevaux ont le droit de s’approcher de nous)!!!

Le matin de notre départ, au levé du soleil, en roulant vers le pont nous menant au continent, il y avait des chevaux partout. J’ai pu en compter 21 (en plus de 3 chevreuils)!

Voilà deux chevaux, qui dormaient en plein milieu du stationnement
Le brun se grattait sur l’arbre.. Tique? piqure?

Menoum..

Photo prise par Pat… Pas de commentaires!

Quand même hein?

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De belles promenades…

octobre 25, 2007
Snowy egret…
Le soir qui tombe sur le marais…

La vie dans la forêt

Promenade dans les dunes..


Un chêne, très bien adapté.. Il a poussé sur le bord de la dune…

En contre-partie de l’interminable plage de sable, s’étendant sur des kilomètres du Maryland à la Virginie, se trouve sur le côté ouest de l’île un immense marais bordée de forêts denses et luxuriantes… Nous avons fait maintes promenades dans ces bois, à l’affut de présences animales et pour s’imprégner du calme ambiant. Nous n’hésitions pas à flâner dans les sentiers et Patrick quoique je lui dise, continuait à entrer dans les bois, impressionné par l’ambiance feutrée et les interminables chemins tracés par les animaux. Pour ma part, je restai sagement dans les allées dégagées, les pancartes indiquant la présence de tiques m’en dissuadant. De beaux trottoirs de bois s’éloignent dans les marais, nous faisant découvrir des hérons bleus, des grues d’amériques, des urubus à têtes noires, des chevaux et des cerfs.
Nous avons marché tout les jours, dans les bois, dans les dunes, sur la plage (les pieds dans l’eau), le matin et le soir sous la lueur de la lune. Je vous l’ai déjà dit: Marcher c’est bon pour la circulation, pour la digestion, la tension et bien sur, pour le couple. Pat a décrété que notre couple ne peut faire autrement que de bien se porter!

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On en attendait pas tant!!!!

octobre 25, 2007

Octobre étant avancé, habituée à l’air frais de l’océan atlantique (un peu plus au nord), j’avais pris soin d’amener une multitude de gilets chauds, de jeans, de bas de laine et je m’étais assurée de la présence de ma tuque dans le motorisé (Quoi de pire que d’avoir les oreilles gelées sur le bord de la mer??). Nous ne voulions pas descendre trop au Sud ( dans les Carolines par exemple) mais j’espérais du temps clément juste assez doux me permettant de passer mes journées dehors et propice à quelques balades à moto.

Quel bonheur de constater que les arbres sont encore vêtus de leurs feuillages et qu’ils n’ont pas encore pris leurs teintes automnales… Quel fumet pour le nez que de sentir les effluves du vent chaud, chargées de sel… Quel dépaysement que de voir ces magnifiques forêts de pins luxuriantes… C’est l’été, pas l’été indien aux odeurs de terres et de feuilles humides que nous connaissons au Québec… Tout simplement l’été qui, ici n’est pas terminée. Ça se sent, ça se voit, ça se vit… La preuve: les belles fleurs que j’ai photographié!!

En traversant le pont qui enjambe la baie pour se rendre sur l’île, trois chevaux attirent déjà notre regard sur le bord du marais. Les emplacements de camping sont distancés, sur la bande de sable. En arrivant en haut de la dune, pour admirer la plage et la mer, des dauphins nous acceuillent gaiement en batifolant dans les vagues droit devant nous..

Y’a pas à dire… Ça promet!!!!!!

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