Archive pour la catégorie ‘Côte Nord juillet 2007’

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Enfin…

août 13, 2007

Et bien voilà.. pour le reste, quelques petits escales dans des endroits que nous aimons particulièrement, histoire de nous dégourdir, de laisser nos chiens faire leurs petits besoins et de casser la croûte.

Comme Baie des rochers, un petit village de Charlevoix où il y a de magnifiques sentiers menant à des endroits méconnus et paradisiaques (à notre plus grand bonheur).

Ou encore à Saint-Siméon, le temps de boire un verre de vin et de manger, tranquilles à l’ombre d’un arbre. Évidemment, Les enfants se sont baignés, comme à leurs habitudes.

Ensuite, le vent nous porta jusque chez nous avec un douzaine d’heures d’avance, car nous devions aller constater l’étendu de certains dégats survenus durant notre absence. Je ne vous l’avais pas raconté mais une colonie de fourmis avait décidé d’entrer chez nous pour squatter la cuisine et Alex, paniqué, nous avait réveillé assez tôt le matin, pour nous demander comment marchait la balayeuse… Nous avions envoyé le beauf à la rescousse et je peux dire que des cadavres de fourmis, il y en avait beaucoup à notre retour.

De plus, un autre coup de fil nous apprit que l’eau était montée au sous-sol et que la pompe ne marchait pas. Encore une fois, le beauf fut envoyé sur les lieux du sinistre et les nouvelles reçues par la suite ne regardaient pas bien… L’eau était asséchée mais des travaux devaient être entrepris pour régler le tout!

Nous venons donc, de faire faire des travaux sur le terrain pour canaliser deux sources dont les drains étaient bloqués. Pour les fourmis, ni vues, ni connues!!!

Un voyage presque parfait si ce n’avait été de cela. Heureusement que mon grand occupe la maison pendant notre absence. Au moins, je ne suis pas revenue la maison envahie de fourmis et innondée d’eau boueuse!

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Top 10, soirée magique

août 9, 2007

Il y a de ces journées inoubliables où l’impression d’avoir vécu des moments extraordinaires nous habite et nous remplit d’un sentiment se rapprochant de l’exaltation. J’exagère? Alors en ce qui me concerne,  pas du tout…
Une belle journée chaude d’été, un soleil caressant, un fleuve calme, sans vagues et sans aucune ride, une petite effluve de fraicheur suffisante pour respirer à fond, une rivière assez chaude pour se baigner des heures et des baleines passant à proximité.
Tout comme aux Bergeronnes, on entendait leurs souffles et leurs respires profonds régulièrement. Une baleine à bosses, une bleue, un rorqual… Tous s’exclamaient devant ce trafic constant.
Puis, le soir venu, les baleines ont quitté l’autoroute pour venir se nourrir à l’embouchure de la rivière Godbout. Directement devant nous, qui étions aux premières loges.
Des roulades sur le dos, nageoires sorties en harmonie telle une danse synchronisée…
D’énormes mâchoires sortant complètement de l’eau… Pour disparaître aussi tôt!
Des rondes et des rondes et des rondes….
Ce ballet aquatique a duré des heures et des heures. Les baleines ne se lassant pas de se donner ainsi en spectacle… Les habitants du village étaient alignés sur le quai, se demandant à quand remontait un tel événement. Puis, la lune s’est levée, rosâtre, orangée. Une magnifique pleine lune, telle que je n’en ai jamais vu! Une soirée unique, une nuit magique…
J’ai réellement eu l’impression d’être au bon endroit, au bon moment et au son des souffles des baleines, je me suis endormie pour une nuit peuplée de mille rêves…
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De retour à Godbout

août 9, 2007

Nous fîmes un détour d’une 20aine de kilomètres pour nous rendre à Pointe-des-monts mais nous ne sommes même pas sortis du motorisé. Le camping: ordinaire… Le phare: payant… Rien pour nous donner l’envie de rester. J’en ai vu des phares mais jamais, jamais nous n’avons eu à payer pour aller nous promener sur un site. Que ce soit à Peggy’s Cove, aux îles de la Madeleine, en Gaspésie… Alors, nous l’avons regardé et nous sommes repartis. Aussitôt arrivés, aussitôt repartis!!

Nous sommes retournés à Godbout et nous avons profité d’une agréable nuit fraîche. Aujourd’hui, le vent est bon, les enfants se baignent et ils ont enfin traversé la rivière. Les baleines passent en grand nombre devant et on entend distinctement leurs souffles.

Nous sommes campés directement à l’embouchure, le fleuve devant et la rivière à droite. En fait, nous somme sur le terrain d’un vieux monsieur très sympathique qui nous permet gracieusement de profiter de ce site mais qui nous demande, en échange, de ne pas laisser de déchets. C’est un excellent deal!!!

Nous profitons à fond de nos derniers jours de vacances.. Nous nous baignons, nous marchons sur la plage ou encore sur la jolie rue du village et nous farnientons!
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baignade et jeux de chiens

août 9, 2007

Ce matin, le temps était moins clair, les enfants ont joué à se jeter des sorts avec de superbes baguettes magiques trouvées sur la grève. Puis, nous avons marché jusqu’à la rivière où ils se sont baignés et amusés pendant des heures. Notre vieux chien Max s’est décidé, après quelques hésitations, à aller chercher les bâtons que les enfants lui lançaient dans l’eau profonde. Max, comme tout les golden retreiver, a toujours aimé nager mais il manquait de confiance. Il y a reprit goût rapidement. Alors inlassablement les enfants lui ont lancé des bâtons et s’en lançait eux aussi.. Vous imaginez? Des enfants et un chien allant chercher des bâtons avec leurs bouches et leurs gueules… C’était très drôle! Depuis ce temps, Sara se prend pour un chien. Présentement, elle dort sous la table collée sur Max et ne répond qu’au nom de Coco…

Il est 15h, nous commençons à ranger et nous partirons vers Pointe-des-Monts sous peu. Sur cette destination, les avis sont partagés. Si c’est vraiment beau, nous coucherons au camping, sinon, nous retournerons à Godbout. Sara veut vagabonder: C’est bien mieux, dit-elle…
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Moustiques et Panique

août 9, 2007

J’utilise toujours des produits très naturels pour chasser les moustiques. Le dtt me fait peur et je répugne à en enduire la peau tendre de mes enfants. Mais après une nuit presque entière à me battre avec les brûlots, vous savez les petites bébittes grisâtres, si minuscules que vous ne les voyez même pas, j’aurais tout donné pour avoir la lampe off, super toxique, de ma chum Nath…..

Chaque fois qu’elle l’allume, je me tiens loin et j’ai l’impression de suffoquer mais c’est quand on vit un moment comme celui de cette nuit, que le dicton – aux grands maux les grands remèdes – prend tout son sens!!

Pour faire un portrait fidèle de la situation, il faut s’imaginer une chaleur suffocante, un vent inexistant, des centaines de brûlots piquant à qui mieux mieux, et nous, nous tapant sans arrêt pour essayer de tuer (sans pitié) ces ignobles petites mouches inutiles et hypocrites….

À bout de nerf, je me suis mise à paniquer. J’ai enlevé, que dis-je, arraché mes bijoux, j’ai ordonné à Pat de se tenir dans son coin (je ne supportais pas les colles-colles), je me suis relevée pour allumer des chandelles à la citronnelle et un bâton d’encens (je sais que ça ne chasse pas les moustiques mais ça fait de la boucane!), je nous ai enduit (même les enfants qui dormaient) de lait à la citronnelle et je nous ai aspergé de chasse-moustiques (sans dtt).

Enfin, j’ai pu m’endormir….

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On repart vers le sud-ouest

août 8, 2007

M’étant mise à l’eau assez rapidement la veille, la levée du corp ne fut pas trop difficile. Heureusement, car la halte routière où nous nous trouvions était fort achalandée. Cafés, salutations à nos amis et pour nous reprîmes la 138 ouest. J’eus un petit moment de nostalgie car même s’il nous reste encore du temps pour remonter lentement vers la maison, je sais que nos vacances tirent à leurs fins!
Que voulez-vous, l’aventurière-gipsie a été réveillée en moi. Un monstre (sympatique au cheveux gris) a été crée!!! Je vis depuis quelques années en fonction de nos voyages, j’adore le mode de vie, la sensation de liberté, le cocon familial, la conception des itinéraires, la lecture de divers bouquins… Si j’avais commencé cette vie au début de la 20aine, j’aurais surement été du genre à voyager le sac au dos.
Chose certaine, nous avons bien fait d’avoir les enfants jeunes, car ils évoluent avec nous dans cette aventure. Ce sont de merveilleux compagnons qui ne rechignent jamais, au grand jamais sur le mode de vie que nous choisissons pour eux. Ils s’emballent pour des projets futurs autant que nous et profitent du moments présents sans chiâler de ne pas aller à la ronde ou de visiter les grandes attractions! Ils connaissent le côté wild de la Floride mais ne verront WaltDisney que de leurs propres chefs… Papa et maman étant allergique à la foule.
Aujourd’hui, nous sommes retournés à Sheldrake, l’endroit aux anses désertes, pour cueillir des chicoutais et des camarines noires. Le soleil brille, le fleuve miroite de magnificence… Cet endroit me parle. Dans une autre vie, j’ai dû être une amérindienne allant cueillir des baies dans un endroit semblable à celui-ci! Puis au village, traversant le pont (de la rivière Sheldrake) je vis une maman phoque et son petit batifolé dans cette rivière incroyablement limpide et d’un vert caraïbe à se jeter par terre. Nous réussîmes à stationner le motorisé un peu plus loin et descendîmes jusqu’à une petite baie que formait la rivière. Un paradis… un pur paradis… nous voyions le fond partout et ma gang ne put résister (c’est évident) à se saucer. Sauf que, c’était un paradis pour les mouches noires aussi, alors pendant leur baignade, je passai mon temps à me battre avec elles!
Nous sommes présentement à Rivière-Pentecôte à la plage de l’anse. Un endroit recommandé par Michel et Seb. C’est beau, dans le genre que j’adore, puisque les anses se succèdent les unes aux autres ainsi que les petites plages de sable blond. Pour venir ici, je vous jure que c’était assez extrême: un petit chemin de terre, étroit et comportant quelques trappes de sable. Pat a pris le temps d’aller vérifier où passer pour ne pas avoir de problèmes…
On se promène sur les caps de roches, on explore le rivage mais, les bébittes règnent en reines ici. IL y avait moins de moustiques en Minganie. Je m’ennuie un peu de Sheldrake et de Hâvre-Saint-Pierre même si le temps était plus frais!
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Natashquan et party improvisé en soirée!

août 7, 2007

Nos hésitations, à nous rendre jusqu’à Natashquan, furent vaincues par un petit matin grisâtre. Que faire d’intéressant sinon de rouler sur la 138 et d’aller voir la terre natale de Gilles Vigneault. De plus, quel petit bled du bout du monde peut se vanter d’être aussi connu, et de si belle façon de surcroit?

Les joutes de trou-de-cul et les tours de magie ont fait place à des activités plus intérieures. Chacun dans leurs coins (autant que faire ce peut), les enfants lisent tranquillement, ne quittant les lignes des yeux qu’à notre demande pour admirer un plateau rocheux, un bord de mer ou un marais.

Je me sens aussi dépaysée que si j’étais en Floride, entourée de palmiers. Le paysage depuis Mingan est si différent, c’est impressionnant d’être sur le bouclier Canadien. La toundra, les marais, les anses rocheuses, les rivières s’engouffrant souvent dans des canyons, les épinettes si petites… Je ne regrette pas d’avoir poursuivi l’aventure aussi loin.

Nous avons cassé la croute au café-bistro de l’Échouerie, Phil, absorbé dans sa lecture, n’est sorti du motorisé que le temps de manger sa soupe aux légumes. Nous (les autres) avons marché jusqu’au magasins des galets et nous nous sommes promenés sur la grève. Deux rivières arrivent à Natasquan, ce qui rend le lieu propice à la baignade. Cependant, aucun de nous n’a eu envie de se saucer puisque nous regrettions d’avoir laissé nos tuques dans le motorisé… C’est beau, mais petit! En quelques heures, nous avions fait le tour… Le temps étant encore sombre et le froid mordant, notre décision fut de revenir à Hâvre-Saint-Pierre!

Nous nous sommes arrêtés à une halte routière surplombant le fleuve et la ville. Puis, j’ai fait chauffer des pizzas dans le micro-ondes et nous avons ouvert une bouteille de vin rouge pour arroser ce met recherché. Pendant ce temps, une camionnette arriva et Bill, dans toute sa férocité partit attaquer les nouveaux arrivants. Je filai à sa poursuite en servant mon baratin habituel:
- Ne vous inquiétez pas, il n’est pas méchant. Il n’a qu’une mauvaise approche….

Alors à ce moment, c’est immanquable, il se fait flatter et Max arrive en trombe pour avoir sa ration de flatouilles lui aussi…

L’approche étant faite, nous avons discuté de nos itinéraires et nous échangâmes des endroits pour dormir, des petits paradis à découvrir et nos impressions sur la côte nord.

De fil en aiguille, les discussions s’enflammèrent, les rires fusèrent et nous nous assîmes ensemble autour du feu que Pat venait d’allumer, en sirotant du vin et de la bière. Ce fut un sympatique party improvisé, avec en prime, la vue imprenable sur le fleuve.

Mes enfants ont eu l’occasion de fréquenter un couple gai et je peux vous dire que cela a provoqué beaucoup de discussions le lendemain. On a beau être ouvert, c’est dans le vécu que l’on comprend, que l’on se conscientise… Pour Pat et moi ce n’était pas une expérience nouvelle mais pour nos enfants oui.. Ils n’ont pas arrêté de s’extasier le lendemain sur leurs gentillesses, leurs personnalités et leurs drôleries. Ils les ont beaucoup aimé. Et nous aussi… Michel et Seb sont la plus belle rencontre de notre voyage! Et puis pour couronner le tout, je me suis trouvée un nouveau coiffeur (qui coiffe des têtes connues) pour ma tête grise.
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À propos des Cayens de Hâvre-Saint-Pierre

août 6, 2007

Ma source officielle n’est nulle autre que le capitaine de notre bateau, le calculot. Il nous a raconté bons nombres d’anecdotes savoureuses sur les îles Mingan, sur Hâvre Saint-Pierre et certains de leurs illustres habitants…

Tel Firmin, qui avait remarqué qu’une des îles regorgeait de foin. À tel point qu’il allait en chercher pour nourrir ses vaches… Ainsi, il s’appropriait l’île et les autres se mirent à la désigner comme étant l’île à Firmin. Un jour, il eut une idée géniale. Ayant remarqué qu’il y avait de l’eau douce, il décida d’amener ses vaches là-bas: elles pouvaient paître, boire et lui aller en vacances au lieu de faire les foins et de les transporter par bateau. À son retour… toutes les vaches étaient mortes, elles avaient mangé une plante toxique! Mais encore aujourd’hui, cette île porte son nom!

Les Acadiens ne prononcent pas leurs R car lors de la grande déportation, certains d’entre eux se rendirent en France pour demander l’aide du Roi. Mais il les abandonna à leur triste sort. Ils décidèrent donc de ne plus prononcer leurs R. R pour roi, reine, royauté… ils les ont remplacé par des k et h.

Les origines du Hâvre-Saint-Pierre remontent à 1857. 5 familles des îles de la Madeleine arrivèrent dans l’espoir d’avoir une vie meilleure. Effectivement, l’endroit répondit aux attentes. D’autres en entendirent parler et affluèrent à leurs tours. À l’époque, le village se nommait: le village de la pointe. À un certain moment comme tout allait pour le mieux, le village était peuplé et la pêche était bonne, ils décidèrent de lui donner un vrai nom. Hâvre pour l’île devant et Saint-Pierre car c’est le patron des pêcheurs. Ils fêtent cette année le 150e anniversaire de leur arrivée.

Un coureur des bois trouva une roche noire. Il pensait bien avoir trouvé du charbon pour se chauffer l’hiver. Il envoya son petit trésor pour le faire analyser et il se trouva que c’était un mélange de fer et de titane. L’économie d’Hâvre Saint-Pierre est florissante en grande partie à cause de ce secteur, puis par la pêche (surtout au crabe) et enfin grâce au tourisme.

J’ai bien aimé ses histoires, agrémentées de son accent sympatique. Je vous l’ai déjà dit, j’adore l’accent des Acadiens. Ce peuple a des racines profondes et une grande fierté. Partout les drapeaux flottent, des voitures sont peintes aux mêmes couleurs et ils sont fiers de leur accent chantant… Une de mes histoires d’amour…

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Fierté parentale

août 6, 2007

Avant de sortir du bateau, une dame s’approche de nous (Pat et moi), se penche un peu, nous prend par les épaules et nous dit:

- Vous avez une très belle famille, ce que ça doit être agréable de voyager avec des enfants comme les vôtres…

J’étais très émue et Pat de me chuchoter qu’une autre dame sur le pont supérieur lui avait dit à peu près la même chose, mot à mot!

Il faut dire que sur 37 passagers à bord du bateau, il y avait 5 enfants dont les 3 miens. De plus, fidèles à leurs habitudes, ils se sont intéressés et ils ont posé des questions pertinentes… Et à notre plus grand bonheur, ils ne sont pas chicanés un seul instant.
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Charles, fidèle à sa personnalité d’artiste a vu et deviné toutes les formes dans les monolithes avant tout le monde. Il en voyait même plus.. la guide en riant lui a demandé s’il avait bu du thé du labrador (qui a des propriétés hallucinogènes). Puis, elle a amené mes enfants voir des formes plus subtiles et difficiles à détectées. Quoique plus réelles une fois trouvées!
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Les îles Mingans

août 6, 2007

Au matin, après quelques cafés et de délicieux croque-monsieurs, nous sommes partis vers longue pointe de Mingan. Nous ne savions trop quand faire notre excursion mais le soleil éclatant et le vent qui était moins intense, nous invitaient à la faire la journée même. Il a tellement venté les derniers jours que nous n’avons même pas porté suite à notre projet d’aller sur l’île Basque, à partir de Sept-îles.

Arrivés à Longue pointe de Mingan, à l’information de parc CAnada, nous nous sommes rendus compte que l’excursion que nous voulions faire se faisait à partir de Hâvre Saint-Pierre. Nous remontâmes à bord et partîmes illico!

En fait, l’excursion qui nous intéressait avait comme sujets la flore et la géomorphologie des îles Mingans. Je réussis à bouquer notre départ pour 16h, et nous avons passé la journée sur le quai, endroit très touristique situé tout près d’une poissonnerie (miam, miam). Nous nous sommes payés un autre festin de crabe pour le diner et nous avons rencontré un couple de nomades rénovateurs (ils refont un vieux motorisé) qui ont vu White head, dans la baie de Fundy. Je pensais vraiment que nous étions les seuls à avoir vu cet endroit!!

À 16h donc, nous sommes montés à bord du Calculot et nous étions 37 passagers. Nous avons visité l’île du fantôme et la guide de parc Canada nous a offert une visite axée sur la flore alpine et artique présente sur les îles Mingans (lande). Elle nous a aussi donné beaucoup d’informations sur les petits fruits (chicoutais, airelles, camarines,etc.) ainsi que sur des plantes comestibles et d’autres toxiques. Il y avait de beaux monolithes et c’était très dépaysant….

Ensuite nous nous sommes rendus sur l’île Niapiscau où le célèbre poète Jomphe a donné des noms à plusieurs monolithes dont la plus célèbre, est la femme de Niapiscau. La guide nous a expliqué la formation des îles Mingans et ce fut très instructif: Une mer chaude pendant des millions d’années où se dépose des couches et des couches de sédiment, une glaciation, des glaces de plusieurs km d’épaisseur qui écrasent les sédiments puis.. un dégel lent, le retrait de la mer et l’érosion…. Un travail de titan!!

Au retour à Hâvre Saint-Pierre vers 19h30, nous avions l’estomac dans les talons. Unanimement nous avons décidé de venir nous installer au camping municipal pour la nuit. Notre première nuitée du voyage. Douches, vidangeage du motorisé et une petite brassée de jeans étaient nécessaires. Et puis, nous sommes ravis du site, directement sur le bord du fleuve. J’ai paressé longuement sous la douche très chaude…
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