Archive pour la catégorie ‘Nouvelle-Écosse (2005)’

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Paradis sur terre… Meat Cove!

février 27, 2008

Au bout d’un chemin de terre, longeant de si près les falaises qu’un aigle royal a plané quelque temps à nos côtés, à l’extrémité nord de l’île du Cap breton, se trouve Meat Cove. Seul les plus téméraires, ceux qui veulent aller toujours plus loin s’y rendent. Le détour vaut vraiment la peine, je vous l’assure….

Là où le chemin de terre se termine se situe un endroit pour camper, à flanc de falaise, entouré de magnifiques montagnes tombant dans la mer. Tout en bas, de petits bateaux de pêche multicolores lancent leurs filets et les pierres roulent sous le ressac des vagues dans un grondement sourd, incessant.

Devant nous, on peut imaginer Terre-Neuve, ses fjords et ses icebergs. On se sent loin, intouchable et c’est dans ces moments que je me sens le mieux. Je respire. Pourquoi? J’ai l’impression que tout ce qui me touche,  me stresse, me hante, ne peut m’atteindre. Que le calme, l’immensité, le grondement et le moment présent.

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La fin du voyage

juin 21, 2007

Pour terminer notre périple en Nouvelle-Écosse, nous avons choisi d’aller passer un peu de temps sur une plage le long du Détroit de Northumberland. Un parc provincial situé sur le bord d’une plage de sable rouge. Nous avons profité pleinement de nos derniers jours de vacances: Barbecue sur la plage, baignade, repos….

Je suis revenue pleine de ce que j’avais vu et vécu. Rarement j’ai ressenti autant de nostalgie à mon retour. J’ai dû vivre là dans une autre vie…. Nous retournerons un jour dans cette magnifique province maritime et nous ferons surement le saut jusqu’à Terre-Neuve.

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Louisbourg…

juin 21, 2007

En route pour Louisbourg, nous avons fait quelques petits arrêts pour se baigner dans la mer, pique-niqué et roulé encore quelque temps sur la magnifique Cabot trail.

Louisbourg attire les visiteurs en raison de sa forteresse qui constitue l’attrait principal de la région. La ville renferme beaucoup de restaurants, de boutiques et… après plusieurs jours au coeur de la nature, les enfants ont apprécié leurs tours de go-karts…
Les campings sont situés en pleine ville et nous avons choisi celui sur le quai de pêche. Les enfants ont sorti leurs cannes à pêche et nous ont ramené des maquereaux, ils ont trouvé des étoiles de mer et se sont énormément amusés sur les rives de la rivière.
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Le lendemain matin, une brume épaisse avait envahi les lieux, limitant notre champ de vision à quelques mètres seulement. J’aime la brume, en fait j’ai appris à apprécier son confort ouaté à White Head, une île perdue au centre de la Baie de Fundy, accessible uniquement par traversier.. J’en étais venue à connaitre la direction d’où elle venait et à savoir si elle se lèverait ou non!
Visiter la forteresse par ce temps augmentait l’impression d’irréalité des lieux… On pouvait, avec un peu d’imagination, s’imaginer un bateau anglais accostant sur la rive pour nous attaquer! L’impression d’être retourné en arrière dans le temps était quasi palpable. La reconstruction est impressionnante, tout absolument tout, a été fait exactement comme dans le temps : aucun clou, aucune technique moderne… Les bâtiments sont dressés là où ils étaient jadis, le forgeron forge, les restos offrent de la nourriture d’époque, les moutons paissent, les oies se promènent dans les rues de la ville, les jardins regorgent de légumes, les canons se dressent…
De retour au camping, Pat est allé chercher des pattes de crabes sur les quais et bien à l’abri dans notre winnie nous avons festoyé comme des rois au son de la 9e de Beethoven… Nous regardions les pauvres motocyclistes arriver et monter leurs tentes. Je me suis juré que je ne partirais jamais au loin avec notre moto seulement et que le vrai camping, je le laissais aux autres sans aucuns remords!
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Meat Cove ou le bout du monde…

juin 21, 2007


Atteindre le bout du monde;
Avoir l’impression qu’au loin n’existe plus aucune balise;
Croire que vous avez repoussé les limites jusqu’à ne plus pouvoir continuer;
Ressentir que vous avez la chance d’être à un endroit que peu d’élus ont atteint….
Et bien c’est ce que vous ressentirez si vous vous rendez à Meat Cove…
Par une route de terre battue, longeant de magnifiques falaises tellement hautes qu’un aigle à tête blanche est venu planer à notre hauteur pendant un petit moment, nous nous sommes rendus à Meat Cove. Un coin si reculé, perdu au fin fond de l’île du Cap-Breton, que rien de la vie trépidante de la civilisation ne peut atteindre le calme, la beauté, le caractère quasi sacré des lieux….
Nous n’y avons passé qu’une nuit, mais nous avons eu le temps d’escalader la montagne et de marcher sur un sentier surplombant la mer et sillonnant la crête d’une pente dénudée. Le temps de flâner sur une plage de galets que la mer berçait dans un grondement doux et de se sentir vraiment au bout du monde….
PS… Regardez bien sur la 2e et la 4e photo. Vous verrez le Winnie tout équipé!
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Cabot trail

juin 20, 2007

Le soleil étant revenu et les nuages ayant quittés les sommets des hautes terres du l’île du Cap-Breton, nous sommes repartis en exploration. L’île du Cap-Breton est magnifique et pour jouir de sa beauté, il faut suivre la Cabot Trail qui en fait le tour; une route escarpée, bordée d’une dense forêt et parsemée de jolis petits villages. Pour ceux qui veulent profiter d’espaces sauvages, il y a des sentiers de randonnées et des campings.
L’un après l’autre, des points de vue spectaculaires s’offraient à nous. Pat et moi, nous extasions, pendant que les enfants avaient toutes les peines du monde à sortir le nez de leurs romans.
-Regardez comme c’est beau, m’exclamais-je devant une falaise révélant la mer d’un bleu profond, miroitant à ses pieds.
- hahan… eus-je comme réponse.
Et le temps de me retourner, déjà le regard était sur les lignes du livre… Gavés de paysages sublimes, mes enfants ne voyaient plus l’intérêt d’admirer les paysages à chaque instant. C’est là que nous avons réalisé que Terre-Neuve serait pour dans quelques années….
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Direction Chéticamp

juin 19, 2007
Puis vint la pluie… Une pluie fine, rafraichissante et bienfaisante, nous indiquant qu’il était maintenant temps de prendre la route pour se rendre sur l’île du Cap-Breton. Quel meilleur moment pour mettre fin à notre douce farniente…

Nous avons donc roulé sans remords, nous trouvant même chanceux d’avoir une telle température pour voyager. De cette façon, nous avions l’impression de ne rien manquer!

Notre destination était Chéticamp, un village acadien au pied du parc national des hautes terres du Cap-Breton. Un excellent endroit pour effectuer un arrêt et se payer un bon souper au resto avant d’attaquer la Cabot Trail.
Le camping que nous avions choisi était sur une presqu’île et pauvre nous, nous avons encore eu droit à l’overflow… Un autre site directement sur le bord de la mer (ce que nous faisions pitié, c’est incroyable) et si spectaculaire que nous sommes allés nous assurer auprès de la préposée que personne ne s’y installerait pendant notre virée en ville.
Nous sommes allées manger du poisson et du homard au Harbour Restaurant & Bar. Délicieux repas, servi par une Acadienne à l’accent doux et chantant. J’adore les Acadiens et leurs histoires tristes et difficiles, mais l’accent que je préfère est celui des habitants de Bonaventure dans la baie des Chaleurs en Gaspésie.
Nous y avons passé deux nuits, le temps d’aller marcher dans les magnifiques sentiers de la presqu’île. Nous avons vu les nuages disparaitre devant nous au bout d’un sentier, les enfants ont culbuté sur un lit de mousse en bordure de la mer et ils se sont cachés dans les buissons fleuris… Des instants mémorables.
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Le premier soir à ce camping, je suis allée faire du lavage (eh oui, on salit des vêtements même en se prélassant sur la plage…) et c’était la cohue; Sacs de couchage détrempés, couvertures mouillées, etc. Un moment donné une femme sort une brassée de la sécheuse et met la sienne… Elle a à peine le temps de fermer la porte, qu’une autre femme entre et se met à chialer :
- Heille, mes vêtements ne sont même pas secs et elle les a sortis. Quelle effrontée?
C’est vrai qu’elle aurait pu attendre au moins deux minutes après la fin du bip pour faire les changements.
— oui, acquiesçai-je, c’est la jungle ici ce soir, du genre que le plus fort gagne… on pourrait appeler ça Lavage sauvage….
Et nous nous sommes mises à rire même si elle était sur le bord des larmes.
Ma nouvelle amie roulait, roulait, roulait depuis des jours… Elle et sa famille faisaient un marathon autour de la Nouvelle-Écosse et ils étaient passés devant des endroits que nous avions adorés sans même savoir qu’il y avait quelque chose d’intéressant. Elle était vraiment au bout de son rouleau. Je lui ai donc suggéré de ralentir quitte à ne pas tout voir… L’ont-ils fait? Je n’en sais rien. Mais en revenant au Winnie, j’ai dit à Pat que nous autres, nous l’avions l’affaire!
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Virevolter où l’art de suivre la vague…

juin 18, 2007

Cette chaleur suffocante nous pénétrait jusqu’au fin fond des entrailles. Nous qui pensions que les Maritimes étaient synonymes de vent et de fraîcheur, que faisions-nous au milieu de ce climat caniculaire?

C’est là, que je décrétai sérieusement, que nous changions d’itinéraire : Direction vers la mer chaude où baignade, farniente et détente seront au menu. Je choisis, comme ça, sur un coup de tête Caribou, près de Pictou. Sans être extraordinaire en fait de paysage, cet endroit se situe le long du Détroit de Northumberland, là où l’eau est plus que propice à la baignade. Un parc provincial se trouve directement sur le bord de la mer et cette destination subite, mais très désirée faisait vraiment notre affaire à tous, compte tenu de la situation.

Nous arrivâmes donc vers 20 h, le soir, venant de sauter une autre portion de notre itinéraire initiale : la route du sud, de Halifax à l’île du Cap breton…. Le parc était rempli à pleine capacité et pauvre nous, nous dûmes nous stationner pour la 1re nuit dans l’overflow… humm, humm.. Overflow?? Nous étions bien heureux de notre sort, car en fait, nous nous sommes retrouvés directement sur le bord de la mer. Nous n’avons pas insisté fort fort pour avoir un vrai terrain!!!!!

C’est donc sans regret que nous passâmes les quelques jours de canicule sur ce magnifique camping à nous dorer au soleil, à nous baigner, à marcher, à jouer au ballon, à faire du snorkeling, à nous fabriquer des pointes pour pêcher le crabe, à pêcher le crabe, à boire du vin et à nous nourrir au besoin!

Je n’ai aucune photo… J’ai oublié!! zut!!

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La citadelle d’Halifax..

juin 18, 2007

Après avoir fait un arrêt dans un camping que nous n’avons pas apprécié (à Hubbards) si ce n’est que j’ aie eu le temps de faire du lavage, nous sommes partis pour Halifax…

N’étant pas très urbain, le but ultime était de visiter la fameuse citadelle en forme d’étoile bâtie par les Britanniques entre 1828 et 1856 (c’est le 4e fort à avoir vu le jour sur ce site). La 1re fut bâtie vers 1749 dans le temps où les Français étaient leurs ennemis (on se chicanait les colonies) Puis, plus tard Halifax servit de château fort aux troupes britanniques lors de la guerre de l’Indépendance américaine et de la guerre de 1812 contre les États-Unis. Ce passé militaire est bien présent puisque la Citadelle surplombe la ville d’Halifax et qu’elle fut longtemps le coeur de l’impressionnant système de défense visant à protéger le port de toute attaque.

L’intérieur de la citadelle à l’abri du vent ne nous aida pas du tout à lutter contre la chaleur humide et étouffante de la journée. Je me demandai comment les étudiants, déguisés en militaires et reconstituant des manoeuvres, pouvaient faire pour ne pas tomber d’inanition. Nous parsemâmes donc notre visite de détour dans les salles de pierres humides, dans les trous en bas des escaliers, dans la pénombre de la salle de munitions et sur les bancs de la salle d’école afin de nous rafraîchir…

Courageux, nous sommes ensuite allés vers le port d’Halifax afin de voir enfin le fameux bluenose qui était absent lors de notre visite à Lunenburg. Les enfants étaient très intéressés à voir ce bateau légendaire. Donc, avec notre Winnie de 25 pieds, nous descendîmes vers le bas de la ville. La chaleur, la foule, les écriteaux et notre impatience (surtout celle de Pat..lol) nous fit finalement rebrousser chemin.

En deux temps, trois mouvements, je trouvai la carte d’Halifax et guidai Pat à l’extérieur de la ville…

Eurêka! Le vent nous rafraichit à travers la fenêtre et nous recommençâmes à respirer profondément….

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Peggy’s Cove, un moment hors du temps

juin 14, 2007

Peggy’s Cove est un minuscule village côtier qui a charmé bien des peintres et des photographes. En effet, ce serait l’endroit le plus photographié au Canada…
C’est certain qu’avec son petit (très petit) port protégé des eaux tumultueuses, ses hangars construits sur pilotis et son phare sis sur un énorme cap rocheux, l’endroit est absolument splendide. L’été le phare abrite un bureau de poste d’où nous avons posté des cartes postales à la famille. Nous avons marché dans les rues du village, longé le port et ses hangars puis escaladé les blocs de granit du cap.
Dès notre arrivée, on a eu l’impression que le temps s’était arrêté, d’être dans une autre dimension. C’est comme si Peggy’s Cove était intact, à l’abri de la réalité et du monde moderne… Pour le plus grand bonheur des visiteurs…
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Trois églises et un autre magnifique Village…

juin 14, 2007

Tout près de Lunenburg, au creux d’une baie, est situé un autre village très pittoresque, Mahone Bay. Sa particularité première est la présence de trois églises, chacune plus que centenaire, construites les unes à côté des autres et faisant face à la baie.
Lorsque nous y sommes passés, nous n’avons pu résister à la tentation de nous y attarder quelques instants: le temps d’entrer dans une boulangerie artisanale et de faire une petite provision de vin…
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