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Voyage dans l’Ouest (été 2011)

avril 19, 2013

http://albertine68.wordpress.com/category/californie/

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Destination Californie…

juin 24, 2011

Je suis en plein préparatifs pour le voyage en Californie… Bien que les voyages en Winnie n’aient pas besoin d’un maximum de préparatifs et qu’ils puissent faire place à une multitude rebondissements, le fait que les enfants nous rejoignent en avion demande un minimum d’organisation…

L’itinéraire global est le suivant: De Las Vegas, nous traversons le désert de Mojave pour nous rendre à Los Angeles, nous montons ensuite vers le nord, notamment via la US 1 (Big Sur), pour nous rendre à San Francisco, puis nous nous dirigeons vers Yosemite, Kings Canyon et Sequoia national State Park, par la suite, nous traversons Death Valley pour retourner à Las Vegas où les enfants prendront l’avion pour Montréal….

Pat et moi, nous attarderons dans le désert de l’Arizona et du Utah. Deux itinéraires nous intéressent, pour ma part, l’un plus que l’autre… La présence humaine en Amérique date d’il y a fort longtemps, ce qui me passionne, comme vous le savez au plus haut point, j’ai donc envie de plonger dans le monde sacré des Amérindiens de ces états tout en admirant des paysages spectaculaires….

Puisque j’ai une clé turbo, en principe, le voyage devrait être, pour la première fois, relaté en temps réel.. 😉

À bientôt…

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Pour terminer… Quelques jours à Lima…

juin 23, 2011

Ainsi s’achève l’extraordinaire aventure au Pérou…   Au retour de Huaraz, nous avons passé, Ginette et moi, quelques jours à Lima. Ainsi, avec les autres voyageurs, avant qu’ils ne partent, nous avons visité le centre historique de Lima dont la cathédrale, l’église de San Francisco avec ses catacombes lugubres et la grande place centrale. Par la suite,  nous avons souper à la « Pena Candelaria » où nous avons assisté à un spectacle folklorique. Je me suis bien amusée et je suis même montée sur scène pour commettre quelques pas de danses péruviennes.

Ensuite, les autres voyageurs ont quitté pour Montréal et nous avons rayonné autour de notre petit hôtel, le « EL PUKARA » dans le quartier de Miraflores à Lima, sur le bord de l’océan, qui tout au long du voyage, nous a servi de centre gravitationnel. À ce stade-ci, c’est un peu comme être à la maison, toute chose étant relative par ailleurs… Là, bien que nous puissions déguster un excellent café au lait chez Starbuck, les us et coutumes des gens qui nous entouraient ne cessaient de nous surprendre de par leurs différences avec les nôtres (fêtes du dimanche dans la place centrale par exemple). En effet, même dans le Pérou moderne, nous étions dépaysées…

Ce voyage a fait de moi une personne différente. C’est cliché, mais c’est la réalité… Ma rencontre avec le Pérou, ses habitants et leur culture m’a permis de vivre une expérience intense qui la plupart du temps ne me paraissaient pas arrangée, si ce n’est à Cusco où de faux paysans quéchuas voulaient prendre la pose avec nous moyennant quelques dollars. L’été dernier, j’avais envie d’aventures, de découvertes, d’intensité, et je voulais me prouver que j’étais capable de voyager seule. J’ai marché des kilomètres et des kilomètres dans les Andes en marge de la modernité, j’ai couché sous la tente, j’ai dû faire confiance à ceux qui m’entouraient, j’ai conquis des sommets, traverser des cols et chemin faisant, j’ai apprivoisé les effets de l’altitude sur mon corps, j’ai emprunté des sentiers vertigineux et si étroit, qu’un faux pas m’aurait entrainé des centaines de mètres plus bas.  J’ai eu froid, j’ai ri, j’ai pleuré, je me suis émerveillée, j’ai fait preuve de détermination et même, de courage, j’ai eu des bulles d’ivresse mentale, j’ai savouré chaque instant.  Je peux affirmer que ce voyage au Pérou ne sera pas le dernier en Amérique du Sud…

La cathédrale

Plaza de Armas

Le monastère de San Francisco (catacombes)

De très belles vagues pour surfer

Justement... Il y a des surfeurs!

La statue des amoureux...

Un diner avec une vue fabuleuse

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Le trek de Llanganucco dans le parc National de Huascaran…

mai 31, 2011

C’est vers le parc National de Huascaran que nous partons très tôt le matin, et ce, afin de faire un deuxième trek dans la cordillère blanche. La première journée, l’autobus nous dépose en altitude et nous marchons pendant plusieurs heures en face des impressionnants glaciers du parc dont le Huascaran, emblème de Paramount picture et donc familier à de nombreuses personnes dans le monde entier.  Nous dinons près d’un lac et des taureaux, non impressionnés par notre présence, nous intimident grandement en s’approchant insolemment de nous.  Ensuite, nous nous dirigeons jusqu’à Cebollampampa où nous passons la nuit sous la tente. Le lendemain, nous rechaussons nos bottes de marche et nous grimpons vers le lac 69 de Llanganucco… L’arrivée au lac, à 4700 mètres d’altitude, représente pour moi un moment euphorique, et ce, certainement à cause de la majestuosité de ce lieu unique, splendide et merveilleux et surtout, j’en suis persuadée, parce que je m’y suis rendue à pied, bravant courageusement les sentiers abrupts et les effets de l’altitude. Quelle fierté ! Pour couronner le spectacle grandiose de la nature, une avalanche se déclenche sous nos yeux…   Puis, nous redescendons vers les lacs Chinancocha et Orconcocha.

Savez-vous que le Huascaran (6 768 mètres) est la plus haute montagne tropicale du monde ?

Savez-vous qu’une cinquantaine d’autres sommets du Parque National Huascaran dépassent les 5 700 mètres d’altitude, et bien d’autres encore aux limites du parc,  faisant de cette région le deuxième toit du monde après l’Himalaya ?

Entourée d'immensité

Les lacs Chinancocha et Orconcocha

Les trekkeurs

Portion d'immensité... Quand un lac de tête a l'air d'une flaque d'eau, force est d'admettre que la démesure est de ce monde...

Le mont Huascaran

Se recueillir devant tant de beauté...

J'ai trouvé l'arbre de Tim Burton dans la cordillère blanche

Les glaciers fondent à une vitesse folle...

Le campement pour la nuit

Approche du lac 69 au pied du Chacraraju

Un joyau apparait sous mes yeux...

Ton de blanc, de gris et de bleu... Splendide!

La fierté du dépassement de soi...

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Huaraz et la cordillère blanche

mai 31, 2011

Pour venir à Huaraz, l’itinéraire était des plus compliqué: train d’Aqua Calientes à Ollantaytambo; minibus d’Ollantaytambo à Cusco; avion de Cusco à Lima et enfin mégabus de nuit de Lima à Huaraz… Ce grand déplacement a duré environ trois jours en tout et pour tout, agrémenté de temps libre pour déambuler à Cusco, déguster de délicieux repas péruviens et jouer au « trou de cul » avec des cartes érotiques représentant des statuettes précolombiennes.

Huaraz, nichée au creux de la cordillère blanche à 3 900 mètres d’altitude, dominée par d’immenses sommets enneigés dont le Huascaran (que vous voyez au début des films de Paramount picture), n’est pas une ville à l’architecture inca ou coloniale comme Cusco, car des séismes l’ont détruit à plusieurs reprises tuant des milliers d’habitants et détruisant la plupart des bâtiments. Alors bien que les habitants soient vêtus de manière très traditionnelle, les édifices ont des allures beaucoup plus modernes. On dit que les touristes ne viennent à Huaraz que pour se rendre ensuite dans la cordillère, la ville ne présentant aucun attrait particulier.

Nous n’entreprenons le trek llanganuco que le lendemain de notre arrivée ce qui nous donne l’occasion de profiter d’une matinée libre accueillie avec bonheur, car c’est ce qui manque pendant ce voyage… Certains en profitent pour dormir, mais Ginette et moi, nous installons à l’extérieur, sur le toit de l’hôtel,  pour lire et écrire, entourées des immenses sommets blancs qui dominent le paysage.

En après-midi, nous allons au musée, déambulons dans les rues, versons des larmes en regardant passer le cortège funéraire d’un enfant, ce qui nous cause un choc culturel immense, et nous rendons aux sources chaudes de Monterrey qui sont bien différentes de celles de Lares… En effet, je doute des motivations des certaines personnes s’y trouvant, car je les soupçonne d’activités illicites, bien que ce soit formellement interdit. D’ailleurs, je trouve très louche l’attitude d’un baigneur qui, assis à l’autre extrémité du bassin semble vivre un évènement d’une langueur incroyable. Pendant ce temps, de l’autre côté, une Péruvienne épouille son mari…

J’adore cette ville… Je ne dois pas être une touriste ordinaire. J’ai l’impression que tout est vrai ici, contrairement à Cusco. Tout ce que je vois, tout ce que je sens, tout ce qui arrive représente la vraie vie. Ce n’est pas un portrait créé pour plaire aux touristiques, leur procurer un sentiment de réalité faussé, d’avoir l’impression d’assister à la vie paysanne des Quéchuas. Quelle frime!

À Huaraz, ils vaquent à leurs occupations, ils mènent leur mort vers le repos éternel en chantant, avec tambours et trompettes, en pleurant et en déambulant dans la rue avec le cercueil, ils ne cherchent pas le contact avec les touristes pour se faire photographier en échange d’un peu d’argent, ils existent dans leur réalité, tout simplement. J’ai eu la chance de vivre en parallèle avec les habitants de cette ville (des Quéchuas), d’entrer dans l’intimité de leur réalité quotidienne, une dimension tout autre qui allume une étincelle en moi.  Les seuls touristes rencontrés sont des alpinistes et des randonneurs, Huaraz est une ville de passage vers la cordillère blanche, mais pour moi, elle représente beaucoup plus.

Vue du toit...

Vue du toit...

Une ville aux allures plus moderne

La Plaza de Armas

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Le trésor péruvien… Le Machu Picchu!!!

mai 22, 2011

Voir Machu Picchu… Un rêve que de nombreux humains partagent, et ce, qu’importe leur origine, puisque c’est le symbole par excellence de la civilisation inca, laquelle a réussi à laisser des traces importantes de son passage en Amérique et du niveau de développement important qu’elle avait atteint en astronomie, en agriculture et en architecture. Je vous l’ai déjà dit, mais les Quéchuas, descendants de la classe ouvrière inca, pensent que la noblesse inca  a réussi à  fuir et à s’établir à un endroit où il est impossible de la retracer, et ce, même à l’ère moderne avec les satellites et toutes les technologies existantes. En Amazonie, par exemple…

J’avais des doutes, de gros doutes par rapport au plaisir que pouvait me procurer la visite de Machu Picchu. La visite du site de Pisaq, après notre disparition dans les Andes (alors que nous étions complètement à la merci de nos guides et de notre destinée) (j’aurais pu me faire violer [ne riez pas] ou encore me retrouver avec un oedème cérébral à cause de l’altitude), je me disais que cette visite ne pouvait que me déplaire… Écoutez, j’étais une Quéchua jusqu’au plus profond de l’âme à ce moment-là !  Alors y monter à pied avait pour moi un attrait initiatique certain.

Toutefois, la Quéchua spirituelle était fatiguée d’avoir tant marché, gelé (la nuit) et résisté à l’altitude lors de ces pérégrinations dans la vallée sacrée… Je décidai de ne pas me lever au petit matin, de monter jusqu’au site en autobus et de laisser la difficile ascension à d’autres. J’avoue, j’avoue que si un des autres voyageurs m’avait tordu le bras pour le faire, je me serais probablement laissé tenter…   Alors, nous sommes montés aisément, presque en chantant, dans un autobus, sur une route en lacet qui montait gaiement vers ce sommet abrupt et légendaire.

C’est l’Inti Punku que je voulais attaquer ( la porte du soleil) (probablement le sentier le plus vertigineux que j’aurai fait de ma vie), un autre défi de dépassement, car je voulais vérifier que j’avais bel et bien laissé mon vertige au Québec. En effet, la Caroline qui avait passé près de rouler sous les roues d’un camion sur le pont suspendu de Taos au Nouveau-Mexique avait disparu. Elle n’existait plus. Elle n’avait tout simplement pas le choix (elle a un caractère de cochon) (elle fonce) et Pat n’était pas là pour la soutenir…

J’ai été submergée d’admiration lorsque j’ai contemplé Machu Picchu, mais j’ai pleuré de joie, de fierté, de peur et de vertige, quand je suis arrivée à la porte du soleil, d’où je pouvais voir Machu Picchu au loin sur son escarpement rocheux… Vous ne pouvez pas savoir comme j’ai eu peur à certains endroits sur le sentier, surtout quand je voyais la rivière (d’à peine quelques millimètres du sommet où je me trouvais) et la route zigzaguer avec cette impression d’y atterrir, si par hasard, le pied me manquait ou le vide m’avalait. Un défi surmonté, un moment à inscrire dans le fichier « intensité ».

J’aurais pu vous dire que le Chili a tenté de s’approprier le Machu Picchu, que le site s’affaisse de plusieurs centimètres par année parce que l’affluence touristique est disproportionnée, que malgré moi, j’avais un certain jugement envers les touristes qui couraient à côté de nous sur les terrasses avec leur grosse caméra et qui ne nous laissaient pas un centimètre pour respirer (heureusement qu’ils ne montaient pas vers l’Inti Punku), que les lamas avec des pompons aux oreilles étaient d’une quétainerie certaine (mais je m’abstiens, faites comme si vous n’aviez pas lu ce paragraphe).

Notez bien que je garde l’estampe du Machu Picchu sur mon ancien passeport avec fierté dans ma boite à souvenir (avec une mèche de cheveux de Sara, un foulard de ma grand-mère qui conserve encore son odeur, des billets de spectacle, les bracelets d’hôpital de mes enfants, quelques dents de bébés, etc.).

Le sanctuaire historique de Machu Picchu, site du patrimoine mondial depuis 1983 (génie créateur, témoignage de tradition culturelle, beauté ou phénomène naturels, processus écologiques ou biologiques ayant une grande signification).

Avec Gigi

Machu Picchu qui se trouve à 2 400 mètres au-dessus de la mer est construit dans un environnement magnifique, mystérieux, vertigineux...

Machu Picchu au loin et la route qu'empruntent les autobus pour gravir la montagne escarpée sur laquelle est bâti le site...

Et vous... Auriez-vous emprunté ce sentier vertigineux ?

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Une sortie difficile…

mai 7, 2011

C’est le dernier réveil matinal du trek de Lares.  Dernier thé de coca offert par une petite ouverture du moustiquaire de la tente…  Aujourd’hui, nous descendrons en vélo de montagne vers Ollantaytambo en suivant la rivière Urubamba au creux d’un magnifique Canyon cerné de montagnes abruptes.  C’est magnifique. Grandiose.

Nous sommes calmes, sales, éreintés, pleins de ce que nous venons de vivre dans les Andes.  D’ailleurs, nous en émergeons après plusieurs jours d’isolement, de recueillement, alors que nous vivions axés sur nous-mêmes et notre minuscule groupe. En arrivant à Ollantaytambo, je suis dérangée, comme tous mes compagnons,  par la horde touristique qui a pris d’assaut les importantes ruines incas qui entourent le village. Ils sont pressés, impolis, parfumés, agressants… Bien que ces ruines, situées au pied de Machu Picchu, soient impressionnantes, le choc ressenti rend la visite difficile.  L’espace d’un instant, je m’inquiète même  pour la visite du Machu Picchu qui aura lieu le lendemain. Surtout que je sais que ce dernier est le site principal du Pérou, sa plus grande richesse économique…

Nous faisons nos adieux à notre guide Samaon et nos cuisiniers nous préparent un dernier repas que nous dégustons au-dessus d’un magasin général dont je brise la chasse d’eau qui est, croyez-le ou non, suspendue très haute sur le mur.

Nous partons ensuite pour Agua Calientes en train.  Nous voyons bien que le dénivelé des montagnes est abrupt puisque le chemin de fer suit la rivière, qui entoure les sites incas,  au creux d’une vallée profonde.  Rebelles, nous buvons, en cachette,  un peu de vin dans le train. Petite récompense bien méritée…

À notre arrivée, nous nous hâtons tous vers une douche bienfaisante  pour nous décrotter de la tête aux pieds.  Pas d’eau chaude, pas de pression, voilà les aléas qui nous attendent… D’ailleurs, mes préoccupations péruviennes sont si simples : avoir à manger, de l’eau chaude et de la pression pour me laver, un lit sans poils inconnus et, il faut que je l’avoue, des advils pour calmer le mal de cou qui ne me laisse aucun répit depuis le début du trek…